Tous les conseils

Candidature spontanée en Suisse : à qui écrire, quoi envoyer, quand relancer

Ce que recommandent les organismes publics sur la candidature spontanée. Aucune recommandation n'est de notre fait : chaque point renvoie à son émetteur.

Pourquoi elle compte en Suisse

La brochure « Qu'est-ce qu'une bonne candidature ? », publiée par le SECO et diffusée par l'État de Vaud, part d'un constat : « De nombreux postes sont pourvus grâce à des demandes ciblées et effectuées par téléphone, suite à des candidatures spontanées ou grâce au réseau personnel. » Et elle s'adresse directement aux personnes inscrites au chômage : « Si vous êtes au chômage, la candidature spontanée est un excellent moyen de se rapprocher de ses objectifs professionnels. »

Une nuance, pour les mêmes personnes : la brochure « Être au chômage » du SECO rappelle que les offres « qui ne répondent pas concrètement à une place mise au concours (offres dites spontanées) ne constituent qu'un moyen complémentaire ». Elles comptent parmi vos preuves de recherches, mais ne remplacent pas les réponses aux annonces.

À qui écrire

Le conseil le plus concret vient du SECO : « Adressez-vous nommément à la personne qui sera le plus à même de décider si votre candidature présente un intérêt ou non. N'hésitez pas à appeler le standard de l'entreprise afin de connaître son nom. » Pour l'envoi par courrier électronique, la même brochure demande de rechercher « l'adresse de messagerie électronique du responsable du personnel » et d'éviter « les adresses telles que info@entreprise.ch. C'est impersonnel et votre message aura de fortes chances d'aboutir dans la corbeille. »

orientation.ch/carrière ajoute la préparation qui va avec : « Informez-vous sur l'entreprise en consultant son site Internet », puis « expliquez pourquoi vous souhaitez travailler dans cette entreprise ».

Quoi envoyer

Le SECO décrit la candidature succincte, forme habituelle de la candidature spontanée : « une lettre de candidature : pourquoi êtes-vous intéressé par cette entreprise ? Qu'avez-vous à lui apporter ? Que pouvez-vous accomplir ensemble ? » et « un curriculum vitae sous forme de tableau ». Avec une mise en garde : « n'envoyez pas de lettre passe-partout : vous devez malgré tout rédiger une lettre de candidature ciblée. »

EURES observe la même chose du point de vue du recruteur : « les lettres standard ou en série ne retiennent généralement pas l'attention ». Et le SECO précise que, même spontanée, une candidature doit être étayée : les certificats de travail et diplômes « devront aussi être joints à toute candidature spontanée » — en copies, jamais en originaux.

La candidature par téléphone

Le SECO consacre une page entière à la prise de contact téléphonique, utile quand un CV présente « de nombreux changements d'emplois, voire avec des trous » : l'appel permet de se présenter avant le dossier. Si l'interlocuteur « souhaite voir d'abord votre dossier de candidature, montrez-vous coopératif et répondez-lui que vous le lui ferez parvenir dans les jours qui suivent ».

Quand relancer — ce que les sources ne disent pas

Aucune des sources consultées ne fixe de délai de relance après l'envoi d'une candidature spontanée. orientation.ch décrit un message de suivi après un entretien — remercier, redire son intérêt — mais pas de règle pour un dossier resté sans réponse. Les « dix jours » ou « deux semaines » que l'on lit ailleurs sont des usages, pas des recommandations officielles ; nous préférons le signaler que de les présenter comme une norme.

Ce que l'on peut faire sans se tromper : noter la date d'envoi, la personne contactée et le canal — ce sont précisément les colonnes du formulaire de preuves ORP — et décider de sa relance en connaissance de cause.

Sources

Cette page ne formule aucune recommandation propre. Chaque élément provient des organismes ci-dessous, consultés aux dates indiquées.

Candidature spontanée en Suisse : à qui écrire, quoi envoyer, quand relancer — My New Job AI